MONDE INFO
Journaliste-essayiste
Journaliste-essayiste. - Dipl. ès sciences po. de l'Université de Genève. - Langues: français, anglais, allemand, espagnol. - Journaliste de l'agence de presse Voxmundi et de la revue L'Impact. - Porte-parole du PDG de Nestlé International et de la European Roundtable of Industrialists à Bruxelles. - Rédacteur de Amérique Latine Pétrole et de divers journaux. - Collaboration avec diverses Newsletters - Et depuis avril 2007, avec une douzaine de sites et de blogues, notamment la rédaction de monde-info et la rédaction-en-chef de drzz.info. - Voyages et missions dans trente pays. - Auteur de "Du vin de vertige à la coupe du salut" (2006) et de "Dieu est-il dépressif ?" (2007).
samedi 26 décembre 2009
L'Octave de Noël en Terre d'Islam
mercredi 23 décembre 2009
Pie XII - Le Saint-Siège tente une explication
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Pie XII – Le Saint-Siège tente une explication
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Michel Garroté
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Mercredi 23 décembre 2009 – 6 Tevet 5770
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Comme c’est amusant. Avant-hier, je me suis permis de signaler - par écrit - qu’il serait bon de pouvoir étudier l’ensemble des archives, avant d’ouvrir le procès en béatification de Pie XII. Or, le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, fait part, aujourd’hui, d’une note, réactive, concernant la signature du décret sur les vertus héroïques de Pie XII ; et concernant, aussi, à la fin de la dite note, les archives ad hoc. Il eut été judicieux de faire ces précisions avant et non pas après les réactions - pourtant prévisibles - au décret.
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Une fois de plus, la bureaucratie vaticane révèle son manque de coordination interne et son incapacité à anticiper les réactions. Depuis l’affaire Williamson, rien de concret et de sérieux n’a été fait pour améliorer réellement la communication vaticane en dépit des promesses en la matière. Et par conséquent, je me permets de réitérer ce que j’ai déjà écrit récemment - de façon plus détaillée - dans un autre article : il faut au Vatican un responsable de la communication qui, au plan fonctionnel, dépende directement du Pape, tout en étant, au plan administratif, intégré dans une Congrégation romaine.
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Extraits de la note susmentionnée : La signature par le Pape du décret sur les vertus héroïques de Pie XII a suscité diverses réactions dans le monde juif, probablement car il s'agit d'une signature dont le sens est clair pour l'Eglise catholique et les experts en la matière, mais qui mérite quelque explication pour un public plus large, en particulier les juifs, très sensibles, de façon compréhensible, à cette période historique de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Lorsqu'un Pape signe un décret sur les vertus héroïques d'un Serviteur de Dieu il confirme l'évaluation positive que la Congrégation pour les causes des saints a déjà votée.
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Naturellement, dans cette évaluation, les circonstances dans lesquelles la personne a vécu sont prises en compte. Un examen attentif d'un point de vue historique est ensuite nécessaire, mais l'évaluation se réfère essentiellement au témoignage de vie chrétienne donnée par cette personne (sa relation intense avec Dieu et sa recherche perpétuelle de la perfection évangélique) et non à l'évaluation de la portée historique de toutes ses décisions (Note de Michel Garroté : cette allégation me semble maladroite et j’y reviendrai un autre jour). (…) Ainsi, elle n'entend donc pas limiter au minimum la discussion autour des choix concrets faits par Pie XII dans la situation dans laquelle il se trouvait (Note de Michel Garroté : cette deuxième allégation, elle aussi, me semble maladroite et j’y reviendrai un autre jour). Pour sa part, l'Eglise affirme qu'ils ont été pris dans la seule intention d'accomplir au mieux le service de très haute et importante responsabilité du Pape (Note de Michel Garroté : cette allégation contredit partiellement les deux allégations précédentes et j’y reviendrai un autre jour).
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Ainsi, l'attention et la préoccupation de Pie XII pour le sort des juifs, qui ont certainement été prises en compte pour l'évaluation de ses vertus, ont été largement témoignées et reconnues même par de nombreux juifs.-C'est pourquoi, la recherche et l'évaluation des historiens dans leur domaine spécifique, reste ouverte. Et dans le cas présent, on comprend la demande d'ouverture de toutes les possibilités de recherches sur les documents. Pour l'ouverture complète des archives, comme il a été dit plusieurs fois déjà, il faut d'abord procéder à la mise en ordre et au classement d'une masse énorme de documents qui demande techniquement un délai de quelques années encore (Note de Michel Garroté : ce qui, sauf votre respect, confirme ce que j’ai écrit avant-hier, à savoir qu’une fois classés, d’ici cinq ans peut-être, il faudra étudier ces documents, ce qui prendra encore cinq ans au minimum).
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mardi 22 décembre 2009
Pourquoi je défends Israël
Michel Garroté
Mercredi 23 décembre 2009 – 6 Tevet 5770
Si j’ai bien compris, nous sortons à peine de la Hanukka et nous entrons tout bientôt dans la Nativité. A cet égard, je suis parfois surpris de constater que certains chrétiens se concentrent sur leur propre calendrier liturgique sans réaliser pour autant que la notion chrétienne du temps est une notion juive devenue notion judéo-chrétienne. Pour les chrétiens, qu’ils le veuillent ou non, le temps (en hébreu : sman) en général et le millénaire en particulier sont des notions d’origine juive. 2'000 ans avant la Thora. 2'000 ans pour la Thora. 2'000 ans après la destruction. 1'000 ans de Royaume de la Paix de Dieu (cf. Ludwig Schneider, Israël Heute, décembre 2009, p. 17). La Hannuka dure huit jours. L’octave de la Nativité, comme son nom l’indique, dure aussi huit jours. On peut toujours me rétorquer qu’il y a le calendrier du temps d’Alexandre le Grand et le calendrier de Saint Grégoire. Cela ne change rien au fait que le calendrier liturgique chrétien s’inspire de la notion juive du temps. Ainsi, la description du temps de la venue du Messie figure certes dans Matthieu 24, 37-38 et dans la Première Lettre de Saint Paul à Timothée 1. 4,3. Mais cette description figure aussi dans Sanh. 97a (cf. Ludwig Schneider, Israël Heute, décembre 2009, p. 29).
Et quand j'écris ici sur la venue du Messie décrite par Saint Matthieu et Saint Paul, il s'agit bien entendu de sa venue en gloire à la fin des temps, et non pas, des 33 ans qu'il a passé sur terre il y a deux milles ans. C'est donc dans ce sens là que je mets les deux évangélistes en concordance avec Sanh. 97a. Le temps de la venue du Messie est un temps eschatologique au sens judéo-chrétien du terme et il s'agit là d'une anthropologie qui concerne et les Juifs, et les peuples des Nations, et donc l'humanité entière. Dans cette perspective eschatologique et anthropologique, il ne nous appartient pas de juger par anticipation qui sera prêt et qui ne le sera la pas, qui sera converti et qui ne le sera pas. Abraham et Moïse sont déjà dans la demeure du Père aux côtés des saintes et des saints, chose dont l'Eglise catholique n'a jamais douté.
Pour relier tout cela à Israël – c’est le sujet énoncé dans le titre du présent article – je suis souvent surpris de constater que nombre de chrétiens ne voient pas, dans le temps d’Israël qui s’écoule, un signe évident de la présence de Dieu. Lors de la guerre d’indépendance, les Juifs Israéliens ont remporté la victoire alors qu’ils combattaient les forces mahométanes à 1 contre 310. En 1967, ils ont mis seulement six jours, face aux forces mahométanes venues anéantir Israël et son peuple, pour récupérer les terres bibliques de Judée et de Samarie, la vieille ville de Jérusalem et la place du Temple. Après avoir prié chaque année pendant 2'000 ans, les Juifs sont retournés à Sion.
La négation du temps favorable aux Juifs va de pair avec la négation de l’espace dévolu aux Juifs. Cet automne, nous avons eu une preuve supplémentaire que les mahométans ne veulent accorder aucune place, aucun centimètre carré, aux Juifs Israéliens. Cette preuve, c’est le cargo Francop. Battant pavillon de Antigua dans les Caraïbes, propriété de la société allemande Gerd Bartels, à Neu Wulmstorf, près de Hambourg, charté par la société United Feeder Services, à Limassol, à Chypre, ce cargo transportait 36 containers d’armements prorpiétés de la société iranienne Islamic Republic of Iran Shipping Lines Group. Cachés derrière des sacs de farine, la cargo transportait, à destination du grouipe terroriste libanais Hezbollah 500 tonnes d’armement, concrètement, 3’000 roquettes Katiucha 122 millimètres, des obus de mortier 60 millimètres et des quantités de munitions pour Kalachnikov.
Mais les démocraties occidentales ne se sont pas alarmées du chargement du cargo Francop. Elles étaient trop occupées avec le rapport Goldstone sur Gaza, une initiative venue du monde mahométan. A l’ONU, 144 pays ont soutenu le rapport, 18 pays ont voté contre (dont cinq sont membres de l’Union européenne), 44 pays se sont abstenus et 17 pays n’ont pas participé au vote.
Même cirque à propos des communautés israéliennes de Judée, de Samarie et de Jérusalem. Même cirque à propos de ce que l’on surnomme des « colonies juives », tandis que l’Autorité Palestinienne délivre des permis de construire à Jérusalem dans sa partie orientale. Partie orientale dont les habitants mahométans bénéficient des prestations sociales de l’Etat d’Israël et enseignants mahométans rémunérés par le Ministère israélien de l’Education. Cerise sur la gâteau, des palestiniens de Jérusalem adhèrent à des cellules du mouvement terroriste Hamas dans l’indifférence générale du côté des démocraties occidentales.
A propos des archives du pontificat de Pie XII, sujet qui vient de refaire surface et sur lequel je me suis déjà exprimé, je tombe aujourd’hui mardi 22 décembre 2009 sur une photo prise au « Nürenberger Reichstag » de l’année 1933. Et j’y aperçois très distinctement Adolf Hitler serrant la main de Mgr Müller et du Père Abt Schachleitner. Quand je vous disais que les archives ne sont pas encore toutes disponibles…
lundi 21 décembre 2009
Le spectre de Pie XII va-t-il hanter les Fêtes ?
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Michel Garroté
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Lundi 21 décembre 2009
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Benoît XVI a autorisé samedi 19 décembre 2009 la publication de décrets reconnaissant les vertus héroïques de Jean-Paul II, pape (1920 - 2005), Pie XII, pape (1876 - 1958), Louis Brisson, prêtre (1817 - 1908), Giuseppe Quadrio, prêtre (1921 - 1963), Mary Ward, religieuse (1585 - 1645), Antonia Maria Verna, religieuse (1773 - 1838), Maria Chiara Serafina di Gesù Farolfi, religieuse (1853 - 1917), Enrica Alfieri, religieuse (1891 - 1951), Giunio Tinarelli, laïc membre de l'Union des Ouvriers de la Croix (1912 - 1956). L’éventualité de l’ouverture d’un procès en béatification est ainsi devenue une chose possible pour deux papes, Jean-Paul II et Pie XII.
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A cet égard, Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du Lundi 21 décembre 2009, écrit notamment (extraits commentés par mes soins) : « Avant d'être élu pape (…) il signe en 1933 un concordat avec l'Allemagne avec un certain Adolf Hitler. Il proteste d'ailleurs à 55 reprises entre 1933 et 1939 contre la non application par Hitler du concordat et participera à la rédaction de l'encyclique ‘Mit brennender Sorge’ qui condamne le nazisme en 1937 (…) une fois élu pape, il (…) dénonce (…) sur Radio Vatican la ‘destination à la mort’ de centaine de milliers de personnes en raison ‘de leur lignage’ (déclaration faite à Noël 1942). Mais n'intervient pas, en 1943, lors des déportations de juifs romains. Il tentera toutefois d'aider la communauté juive à Rome et facilitera des filières vers l'Amérique Latine ou des pays neutres. Golda Meïr (…) saluera son action en 1958 mais une pièce de théâtre, ‘Le Vicaire’ en 1963, lance la polémique sur les «silences de Pie XII» (Note de Michel Garroté : soi-disant pièce de théâtre concoctée par les services secrets d’Europe de l’Est et abondamment véhiculée par les idiots utiles de gauche et d’extrême gauche en Europe de l’Ouest, y compris par le réalisateur gauchiste de films de science fiction Costa Gravas). « Créant ainsi une légende noire autour de ce diplomate devenu pape à une heure complexe de l'histoire. (…) ».
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Jean-Marie Guénois poursuit : « Tout le monde pensait dans les milieux les mieux informés que Benoît XVI avait reporté sine die, il y a un an , le projet de béatifier Pie XII. La controverse historique était telle sur l'attitude de ce pape face à la Shoah que Benoît XVI avait demandé un examen complémentaire avant de se prononcer sur cette cause. Ce qui est dans son droit souverain de Pape. Il n'est pas lié par le vote - unanime dans le cas de Pie XII - de la commission de cardinaux chargée d'évaluer les dossiers de béatification. C'est, de fait, après une année de réflexion que Benoît XVI a autorisé, samedi, la publication du ‘décret des vertus héroïques’ de Pie XII qui ouvre la voie à la béatification. Pourquoi une annonce commune avec la béatification de Jean-Paul II ? Jean-Paul II figure, comme prévu, dans la liste publiée samedi par le Vatican, mais les noms d'Eugenio Pacelli, futur Pie XII, et de Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, se succèdent parmi vingt et un autres. Ce qui laisse penser que la béatification de Jean-Paul II qui, elle, fait l'objet d'un consensus pourrait servir à ‘faire passer’ celle, controversée, de Pie XII. Cette méthode avait été utilisée par le Vatican en septembre 2000 pour Pie IX, pape réputé ‘antimoderniste’ béatifié le même jour que Jean XXIII, pape qualifié de ‘moderniste’ pour avoir convoqué le Concile Vatican II ».
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Jean-Marie Guénois ajoute : « Interrogé, dimanche, par Le Figaro, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, affirme ‘qu'aucun élément ne permet de penser que les béatifications de Jean-Paul II et de Pie XII se feront ensemble. Chacune doit suivre une procédure particulière’. L'attitude de l'ancien pape face au nazisme et à la Shoah est critiquée par les juifs et débattue par les historiens » (Note de Michel Garroté : il serait plus exact et plus correct de dire que la béatification de Pie XII est soutenue par certains Juifs et par certains historiens ; mais critiquée par d’autres Juifs et par d’autres historiens ; autrement dit, le débat contradictoire à lieu, aussi, entre Juifs ; j’en donne des exemples plus loin dans le présent texte). « (…) Il est vrai qu'après les vertus héroïques, l'étape nécessaire avant la béatification est celle de la reconnaissance d'un miracle. On laisse entendre, au Vatican, que la procédure visant Jean-Paul II est, de ce point de vue, plus avancée que celle de Pie XII. Certains s'étonnent toutefois de cette annonce commune, d'autant que le procès de béatification de Pie XII - ouvert sous le pontificat de Paul VI - avait été littéralement ‘gelé’ pendant les vingt-six années et demie du pontificat de Jean-Paul II. Ce dossier est réapparu dans les mois qui ont suivi l'élection de Benoît XVI en avril 2005 ».
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Jean-Marie Guénois continue : « Les historiens de tous bords ont dépassé un double simplisme : celui du ‘silence’ de Pie XII face à la Shoah (…) et celui, opposé, de la protection effectivement apportée par Pie XII à des réfugiés juifs à Rome et publiquement saluée par des personnalités juives après la guerre. Mais le dossier, fort instruit aujourd'hui, reste d'une complexité rare. Dès 1963, Paul VI avait demandé à une commission de jésuites de publier les archives de la période de la guerre (onze volumes) pour tenter d'y voir clair. Beaucoup d'historiens attendent encore l'ouverture des archives de tout le pontificat de Pie XII (mars 1939 - octobre 1958, soit 6 millions de documents) qui devrait être effective dans moins de cinq ans pour répondre avec la précision scientifique requise à la question de l'attitude de ce pape pendant la guerre ».
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Jean-Marie Guénois conclut : « Le contexte de cette annonce de béatification reste de toute façon polémique. Elle arrive, pour ne citer qu'un exemple, après l'affaire Williamson, l'évêque intégriste et négationniste de la Shoah, dont Benoît XVI a levé l'excommunication en janvier 2009. Depuis un demi-siècle, la question de Pie XII est sans doute le dossier le plus sensible des relations entre l'Église catholique et le judaïsme. Loin d'être un sujet de connaissance historique, il a acquis le statut - et le poids - d'un symbole ». (Fin des extraits, commentés par mes soins, de l’article de Jean-Marie Guénois paru dans le Figaro).
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Quant à moi, j’aimerais ajouter ci-après, en guise de conclusion, quelques commentaires personnels. Les archives vaticanes de la période de la seconde Guerre mondiale comportent onze volumes et les archives vaticanes du pontificat de Pieu XII, de mars 1939 à octobre 1958, comportent, quant à elles, 6 millions de documents qui devraient tous être dûment triés et classés par thèmes dans cinq ans. Jean-Marie Guénois dans le Figaro écrit que l'ouverture des archives devrait être effective dans moins de cinq ans pour répondre avec la précision scientifique requise à la question de l'attitude de ce pape pendant la guerre.
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Je ne suis pas de cet avis. Je suis d’avis que les six millions de documents du pontificat et les onze volumes de la guerre seront triés, classés, et donc accessibles, au plus tôt dans cinq ans, soit en 2014. C’est à ce moment là et pas avant que les historiens pourront étudier les six millions de documents et les onze volumes susmentionnés. Ce travail d’étude, même en mobilisant beaucoup d’historiens à plein temps, prendrait, lui aussi, cinq ans au minimum, ce qui nous mène à 2019. En clair, d’un point de vue historique et non pas théologique, j’aurais donc préféré que l’on publie d’abord un ouvrage fondé et documenté, en 2019. Et ensuite seulement, soit à partir de 2019, un décret (ou pas de décret) sur les vertus héroïques de Pie XII, vertus confirmées (ou infirmées, auquel cas, pas de décret…) par l’ouvrage historique.
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Il est un fait que Pie XII a contribué à la rédaction des encycliques de Pie XI condamnant le communisme (Divini Redemptoris) et condamnant le nazisme (Mit brennender Sorge). Il est un fait que Pie II protégea la communauté juive de Rome et aida par la même occasion le Grand Rabbin Eugenio Zolli. Il est un fait que hommage a été rendu à Pie XII par le Premier ministre d’Israël Golda Meïr. Il est un fait que le Rabbin américain David Dalin a défendu et défend encore la mémoire de Pie XII. Il est un fait que l’association américaine de dialogue interreligieux Pave the Way a produit des documents et des témoignages favorables à Pie XII. Hier dimanche 20 décembre, deux personnalités juives, Charles Dalger et Alexandre Luszczanowski ont déploré les réactions hostiles (du CRIF) à la récente décision de Benoît XVI.
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Cela dit, pour ce qui me concerne, je persiste et je signe : d’abord et avant toute chose les historiens doivent pouvoir étudier à fond toutes les archives. J’espère que l’ouverture du procès en béatification de Pie XII débutera le plus tard possible et que le procès lui-même durera le plus longtemps possible, disons, rien de définitif avant 2019…
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Michel Garroté
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